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Ci dessous, deux articles fondateurs du blog Hyform.
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Enjeux et intérêts de la Formation Professionnelle

 

 
L’évolution des connaissances et de la technologie remettent en question bien des habitudes ou des méthodes de travail que d’aucuns croyaient intemporelles, pour ne pas dire infaillibles.

C’est bien parce que tout change vite que le législateur a profondément réformé, à la fin des années 70, l’épais et complexe livre IX du Code du travail, relatif à la formation professionnelle. En effet, la Formation des salariés et des employeurs, dans le cadre de l’exercice de leur métier, est devenue un droit, voire même une obligation dans certaines branches d’activité (médecine, éducation, par exemple).
Quantités de dispositions nouvelles ont d’ailleurs récemment été prises pour inciter employeurs et salariés à « consommer » de la formation.


Et pourtant, combien sont grands les besoins en formation des personnels d'exécution de la propreté et de l’hygiène, et que d’avantages peut-on en retirer... Faisons un tour d’horizon.


Les clients apprécient généralement favorablement les efforts faits par leur prestataire pour former le personnel d’exécution. Ils y voient une volonté de qualité, un désir de progression professionnelle et l’image de marque de l’entreprise de service s’en trouve renforcée.


Pour le personnel, aller en formation lors d'un stages inter entreprises change agréablement du labeur quotidien et permet de rencontrer des collègues inconnus d’autres sociétés, dans un contexte détendu et agréable. Ainsi, les stages sont souvent un carrefour d’échanges d’expériences et d’idées qui permettent à tous les participants de progresser et mieux se situer dans leur profession, ce qui n’est jamais un mal dans le contexte concurrentiel actuel.


Même si un stage de formation n’apprend rien de bien nouveau au «vieux routier» de la profession, il est toujours une information ou un éclaircissement qui lui fera découvrir un aspect utile, voire important, de son métier. Car nous avons effectivement tous tendance à   «oublier» : automobilistes, vous qui lisez ces lignes, seriez vous capable de réussir aujourd’hui au premier coup l’épreuve écrite du code de la route pour obtenir le permis de conduire ?


Voilà qui illustre un des avantages des stages de formation professionnelle : la mise à jour des savoirs et compétences. En outre, les stages de formation permettent de mieux connaître et comprendre les nouvelles réglementations, qui sont très changeantes par les temps qui courent : loi sur les biocides, évolution du droit du travail...


On constate généralement qu’à la reprise du travail, le lendemain d’un stage, la motivation professionnelle est au rendez-vous et rejaillit sur l’ensemble des collègues. Cela se comprend, car connaître le pourquoi et le comment des choses de son métier fait gagner en efficacité et est valorisant sur le plan le personnel.

En effet, un véritable professionnel est bien sûr quelqu’un qui pratique le métier avec des automatismes, mais surtout quelqu’un qui sait réagir sans faire d'erreur et s’adapter à une situation imprévue. Or, comment est-ce possible sans connaître davantage que les simples bases du métier ?


Evoquons aussi "l’unification du langage" dans l’entreprise que favorise un stage. Tous les acteurs de l’entreprise ont entendu un même discours et disposent d’une même documentation technique. Tout le monde a donc une référence commune ! Voilà qui ne peut que faciliter la communication et la bonne compréhension des consignes et directives. Notons, qu’il s’agit en l’occurrence d’un des axes principaux d’un bon plan de formation interne.


Rassurons les chefs d’entreprises qui craignent que leurs salariés envoyés en formation utilisent les connaissances acquises pour se mettre à leur compte et les concurrencer déloyalement. D’abord, il est évident qu’avoir une compétence professionnelle ne signifie pas obligatoirement avoir l’étoffe d’un artisan, ou d’un patron de PME. La consultation des registres des tribunaux de commerce est éloquente en l’espèce.


Mais en outre, avez-vous entendu parler du « dédit formation » ? il s’agit d’une clause du contrat de travail (ou d’un avenant à celui-ci) qui permet à l’employeur de s’assurer du bénéfice des formations financées par lui, en dissuadant les salariés de quitter l’entreprise avant que les dépenses de formation soient « amorties ». Elle prévoit le remboursement par le salarié des frais de formation dont il a bénéficié en cas de départ de l’entreprise avant un certain délai.


Le livre IX du Code du travail évoqué plus haut impose des cotisations obligatoires au titre le Formation Professionnelle Continue (FPC), de la Formation en Alternance et de la Formation des Apprentis. Les fonds versés sont utilisables par les entreprises qui forment leur personnel.

Les droits ouverts sont « au réel » pour les entreprises de plus de dix salariés (elles récupèrent ce qu’elles ont ou devraient verser), ou plafonnés à quelques milliers de francs par an pour les moins de dix salariés. Les statistiques montrent qu’en moyenne une entreprise sur dix consomme de la formation, donc neuf entreprises sur dix payent à fonds perdus...


Les esprits avisés auront perçu que suivre des formations, c’est aussi récupérer de l’argent, même sur ses concurrents... Certaines sociétés ont tellement bien compris le système qu’elles se voient rembourser des sommes au delà de leur droit de tirage annuel ! C’est la « mutualisation des fonds ». Dans les faits, donc, la formation professionnelle continue est quasi "gratuite": Pourquoi s’en priver ?


Pierre Falgayrac
© Hyform 2008

 


 

Le management des agents de services

 

 

Combien de fillettes ont rêvé de devenir un jour femme de ménage ? Combien de petits garçons ont souhaité comme jouets un balais, une serpillière et un seau ?
Combien de vos salarié(e)s ont préféré vos entreprises à un emploi chez Carrefour, Siemens ou l’Aérospatiale ?
Combien ont l’ambition de faire une carrière avec vous ?


Ces questions ont le mérite de nous rappeler une vérité souvent occultée par le discours « bien-pensant et bien comme il faut » de la toute puissante FEP. Pourquoi en parler ? Parce que l’essentiel des difficultés chroniques de l’entreprise de propreté s’expliquent par cet état de fait : Le problème numéro Un est celui du personnel.


Il est en effet difficile pour un agent de service de trouver de la motivation dans un travail socialement peu reconnu et peu payé, qu’il s’est résigné à accepter par dépit, parfois…
Alors quoi ? Eriger la lamentation de l’employeur en outil de management ? Surtout pas !


Gérer une entreprise de propreté, c’est d’abord et avant tout gérer du personnel peu qualifié et peu motivé, point barre. Il n’y a pas de règles universelles qui régissent ce genre de « métier », mais l’expérience des autres et des générations passées de PME permettent de dégager quelques grands principes.


Premièrement, trouvez un équilibre entre parano et laxisme : Faites confiance à vos agents de services, mais pas trop… Multipliez les visites sur site pendant leur travail et les contrôles qualité. En contrepartie, évitez absolument d’être pris en défaut d’avoir oublié une réparation/remplacement d’aspirateur ou une livraison de produits…

Deuxièmement, professionnalisez le métier: soyez inflexibles sur l'état de netteté et de propreté du matériel, des placards à produits et balais, des voitures de service, des tenues.

Veillez au remplacement régulier des outils qui s’usent comme les balais et les franges de lavage, sans attendre qu’on vous en réclame. Vous serez alors peut-être surpris des réactions positives de certain(e)s…


Troisièmement, créez une ambiance de travail conviviale. C’est à dire multipliez les prétextes de rencontre avec le personnel (voir le premier point) en vous appliquant à soigner votre « relationnel ». Un principe tout simple est de veiller à féliciter autant que l’on réprimande, sur le principe du passif et de l’actif de votre bilan financier…


Quatrièmement, soyez prudent avec les manifestations évidentes de votre réussite matérielle. La jalousie n’est pas que l’apanage de vos concurrents ; vos salariés aussi peuvent se sentir frustrés s’ils n’ont pas le sentiment de profiter un peu de la prospérité de leur entreprise. Des exemples ? Ne vous faites pas trop tirer l’oreille pour remplacer une Express vieillissante alors que vous venez de changer de 4x4, ou ne lésinez pas sur la qualité et le look des vêtements de fonction si vous venez d’envoyer à tout votre monde des cartes postales de vos vacances aux Maldives…


Cinquièmement, méfiez-vous de l’actuel florissant « marché » de la profession dans les grandes agglomérations. Cela « bouge » pas mal à droite et à gauche et beaucoup de PME ont plus de travail qu’elles ne peuvent en assurer, mais, mais…


Mais le plus important est de « bétonner » l’existant ! La spirale des devis et nouveaux contrats ne doit pas vous éloigner de la réalité première de votre entreprise : gérer vos gens !!!!
Et puis prendre un chantier à la concurrence est résolument un sport à risques: la reprise du personnel en place accompagné de modifications d'horaires généralement à la baisse constituent un cocktail explosif.

Pierre Falgayrac © Hyform 2008
 

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